Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018

Abstention et raisons de mon vote

L’Assemblée nationale a adopté hier le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018. J’ai choisi, en cohérence avec mes choix de la semaine passée, l’abstention. 

En premier lieu, j’ai soutenu des mesures que je considère comme efficaces pour la relance de nos territoires. L’allégement du cout du travail profite à l’attractivité de notre économie, comme l’élargissement de l’exonération accordée aux allocataires des indemnités de l’assurance chômage, créateurs et repreneurs d’entreprise, désormais accessible à tous les entrepreneurs ayant un revenu annuel net inférieur à 40.000 euros au titre de la première année d’activité. 
Tout comme je ne pouvais pas m’opposer à la disparition de la lubie du tiers payant généralisé, pour lui substituer un tiers payant généralisable mais pas obligatoire. Sur ce point, je salue la volonté de la Ministre de la Santé : changer de méthode et mettre les outils en place avant de les proposer aux professionnels. 

Pour ces raisons précises, je ne pouvais pas voter contre ce projet de loi. 

Bien que la hausse de la CSG de 1.7% pour l’ensemble des revenus se fait en contrepartie d’une suppression de cotisations maladie et chômage pour les actifs, je m’oppose à ce que cette augmentation se face aussi bien pour les actifs que pour les retraités, sans distinction réelle de la nature des contribuables. Pour les prochaines lois de financement, j’espère que le Gouvernement prêtera une oreille attentive à la proposition d’une TVA sociale, solution pérenne et juste pour notre protection sociale. 

Enfin, je regrette que le RSI ait été sacrifié sans que l’on prenne le temps d’étudier d’autres pistes comme celle de la fusion avec la MSA. Cela aurait sans doute permis de développer une meilleure gestion des dossiers, tout en conservant la culture du guichet unique. 

Pour ces raisons précises, je ne pouvais pas voter en faveur de ce texte. 

Mon abstention est, à l’instar de la semaine passée, aussi exigeante que bienveillante. Je souhaite la relance de notre économie par l’allégement du coût du travail, même s’il faut aller vite et fort pour réformer notre pays.

 

 

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